Le document ne mentionne pas lexigence américaine de dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible, une formule qui signifie labandon des armes et lacceptation dinspections, mais réaffirme un engagement antérieur plus vague. En 2000, rencontre entre Madeleine Albright et Kim Jong-il Préparation du sommet entre Donald Trump et Kim Jong Un Le général Kim Yong Chol est de son côté très proche de Kim Jong Un, jouant les premiers rôles dans les événements diplomatiques qui ont jalonné la détente apparue en janvier sur la péninsule coréenne.
Si Donald Trump pense pouvoir manipuler et fait fléchir Kim, il est complètement à côté de la plaque. Un an plus tard, la Corée du Nord va dailleurs se retirer officiellement du traité de non-prolifération des armes nucléaires. Et signe de sa détermination, en 2006 le régime va procèder à son tout premier test nucléaire souterrain. Cest donc cette cité État neutre et ultramoderne dAsie du Sud-Est qui a été choisie pour mettre en scène leur rencontre emblématique de lextraordinaire détente en cours après des mois descalade ponctuée déchanges musclés et dinvectives personnelles.
Si Kim Jong Un veut un allègement de la pression maximale imposée à la Corée du Nord et être accueilli à la table des puissances mondiales reconnues, cest sa seule option, explique à lAFP le sénateur républicain Cory Gardner, qui a évoqué les préparatifs du sommet à la Maison-Blanche mercredi. Voulez-vous activer les alertes du navigateur? Oui Non Larsenal nucléaire nord-coréen, qui a valu à Pyongyang une impressionnante série de sanctions de lONU au fil des ans, sera au coeur des discussions. Il y a déjà eu des accords dabandon de programme nucléaire. Ce fut le cas avec lIran, la Libye, lIrak, lAfrique du Sud, le Brésil ou encore lArgentine. Mais cest la première fois en loccurrence quon demande à un pays de sengager dans la durée à désinventer larme nucléaire. Ce nest pas la même chose. Il va falloir non seulement démanteler les installations, mais également détruire un arsenal existant dont on ne connaît pas lampleur. On peut espérer des résultats positifs et concrets, mais il faudra attendre au moins dix ans.
Les ex-présidents Jimmy Carter et Bill Clinton ont aussi fait le déplacement à Pyongyang. Le président des États-Unis, qui entretenait le suspense sur la date et le lieu de ce tête-à-tête avec le numéro un nord-coréen, en a fait lannonce jeudi quelques heures après avoir accueilli, près de Washington, trois prisonniers américains tout juste libérés par Pyongyang. et Philippe Pons, Corée du Nord, un État-guérilla en mutation, Paris, coll. La Suite des temps, avril 2016, 720 p, page. La proximité de la fin de son mandat avait cependant dissuadé au dernier moment Bill Clinton de se rendre à Pyongyang. Il devait reconnaître par la suite avoir commis une erreur. Ladministration Bush allait balayer les laborieux acquis de la fin du second mandat de Bill Clinton en déclenchant la seconde crise nucléaire en octobre 2002. Quatre ans plus tard, la RPDC procédait à son premier essai nucléaire.