Connectez-vous pour retrouver vos favoris sur tous vos écrans et profiter dune expérience personnalisée Une fois de plus, le mouvement féministe en Belgique-en tout cas une partie de celui-ci-fait peu de cas de la parole des Travailleu-r-se-s du sexe TDS. Au sein même des instances fédérales, un curieux silence règne. Les féministes préfèrent travailler dans un entre soi, refusant toute parole contraire à la leur.Tout commence avec la Convention dIstanbul, ratifiée par la Belgique en 2016. Celle-ci vise à prévenir et lutter contre toutes les formes de violences faites aux femmes et contre la violence domestique. Lorsquon parcourt les presque 200 pages de cette Convention, on peut se réjouir que le Conseil de lEurope adopte et préconise des mesures concrètes afin de lutter contre les violences basées sur le genre, après des centaines dannées de société patriarcale.Mais là où le bât blesse, cest lorsque la Belgique décide dimplémenter les conclusions de la Convention dIstanbul via son Plan dAction National 2015-2019 contre les violences basées sur le genre, sous légide de lInstitut pour lÉgalité des Femmes et des Hommes IEFH, institution publique fédérale. Au total, 235 mesures concrètes sont préconisées par le Plan dAction afin de lutter contre ces violences. Mais, surprise, quelle est la nouvelle violence faite aux femmes introduite par lIEFH? La prostitution, bien évidemment. Pourtant, au contraire de ce que clament toutes les abolitionnistes belges, il ny a pas un mot au sujet de la prostitution dans la Convention dIstanbul. La seule ligne qui pourrait prêter à interprétation concerne la Déclaration de lAssemblée générale des Nations Unies de 1993 sur lélimination de la violence à légard des femmes qui parle de prostitution forcée. En un tour de passe-passe, nos soeurs féministes sic nous présentent tout travail du sexe comme une forme de violence faites aux femmes.Aucun débat contradictoireAu travers de la centaine de pages de son Plan dAction National, la Belgique nous propose donc un amalgame pour le moins tordu entre prostitution, prostitution forcée et traite des êtres humains. Aucune différenciation, tout est mis sur le même pied, comme-ci aucune différence nétait à faire entre ces différents concepts et surtout ces différentes situations. Cest oublier complètement et nier tous les rapports internationaux que le Plan dAction National cite lui-même, ou encore le rapport de Myria en Belgique, qui établissent des différenciations entre ces différentes réalités qui existent au sein de la prostitution.Mais lhistoire ne sarrête pas là, car au-delà des mots, cest bien dans les actes que lon perçoit une volonté de ne pas inviter les travailleuses du sexe à la table des discussions, et de laisser une poignée de féministes-pas représentatives de lensemble des féministes-lutter pour leur idéologie abolitionniste en refusant tout débat contradictoire.Lune des mesures concrètes du Plan dAction National vise à lorganisation dune consultation thématique sur les questions liées à la prostitution, aux côtés notamment des experts concernés, en vue délaborer des recommandations politiques. Mais qui une fois de plus na pas été invité à ces discussions? Sans surprise, les TDS, et notamment UTSOPI Union des Travailleursesdu Sexe Organisé.e.s PourlIndépendance, seule asbl belge composée exclusivement de TDS ou dex TDS pour défendre nos droits et améliorer nos conditions de travail. Ce sont pourtant les TDS qui possèdent la meilleure expertise des réalités de terrain. Mais visiblement, lIEFH, organisme fédéral, ne semble pas juger opportun dinviter autour de la table les personnes concernées. Exemplaire, vraiment, la Belgique?Lhistoire est dautant plus drôle ou pas, quand on sait que la Belgique a rendu son rapport intermédiaire auprès du Conseil de lEurope, et quon peut y lire une sorte dexemplarité de la Belgique en matière de lutte contre les violences et dinclusivité de la parole des personnes concernées. On y apprend notamment lexistence dun projet pilote mené par le Mouvement Égalité Hommes Femmes et lasbl Isala association abolitionniste visant linsertion professionnelle des personnes en situation de prostitution et lorganisation de six colloques pour faire entendre la voix des personnes prostituées considérant que la violence est constitutive de la prostitution. Vraiment? A notre grande surprise, aucune TDS, à lexception de quelques ex-TDS défendant les thèses abolitionnistes, ni aucun membre dUTSOPI na été sollicité pour venir parler des violences dans le travail sexuel. Nous navons même pas été invités comme simples participants à ces colloques. La Belgique et lIEFH sarrangeraient-ils à ce point avec le réel? Si chaque pays de lUnion Européenne fait comme la Belgique et réduit au silence les principales personnes intéressées, lon comprend mieux le grand écart quon peut observer entre les décisions des hautes instances nationales et internationales et les réalités de terrain.Tout est une histoire dargentAu-delà de cette silenciation et de linvisibilisation des personnes concernées, se cache une réalité bien plus vile et sournoise. Car au-delà des mots, il y a les chiffres.Et cest dans le rapport intermédiaire de la Belgique dans le cadre de la Convention dIstanbul que transparait très clairement la réalité, ou tout du moins une partie de celle-ci. On peut découvrir dans ce rapport que lIEFH finance de manière structurelle pour un total de 1.053.000 en 2017 les organisations Amazone, Carhif-AVG, Sophia, Nederlandse Vrouwenraad NVR et le Conseil des Femmes Francophones de Belgique CFFB, ces deux dernières associations étant les deux plus grandes chapelles abolitionnistes de Belgique.Lun des autres projets financés Prostitution : quel coût pour la collectivité? est mené par le Mouvement Égalité Hommes Femmes et lasbl Isala, deux organisations ouvertement abolitionnistes, qui ont pour habitude dinstrumentaliser et de nier les récits et discours des TDS.Est également financée la recherche exploratoire sur la prostitution en Fédération Wallonie-Bruxelles, à hauteur de 44.510. Cette recherche a donné des résultats intéressants, notamment en démontrant que labolitionnisme nétait pas une voie recommandable pour le bien-être des personnes prostituées. Lappel à projet pour cette recherche, lancé à lépoque par Mme Isabelle Simonis-ex-ministre du Droit des Femmes-sinscrivait pourtant dans une dynamique abolitionniste. Serait-ce pour cela que ni la Ministre Simonis, ni aucune abolitionniste nutilise les résultats de cette recherche, dont le rapport final a terminé au fond dun tiroir?Enfin, lun des derniers projets financés mis en avant dans ce rapport nest autre que la campagne Les Jeunes pour labolition menée par le Lobby Européen des Femmes, également ouvertement abolitionniste, cette fois-ci à léchelle européenne. On peut dailleurs se demander si la Belgique est bien dans son rôle en finançant un lobby européen de ce type. Sentiment dexclusion des TDSTout cela nest évidemment pas un hasard. Pourquoi pratiquement toutes les organisations financées sont-elles de tendance abolitionniste? Pourquoi presque tous les projets financés et mis en avant sont-ils eux-mêmes portés par une idéologie abolitionniste? Pourquoi, lorsque les résultats dune enquête scientifique plaident contre labolitionnisme, ceux-ci ne sont-ils pas utilisés?Il est difficile de ne pas voir un parti pris de la part de lInstitut pour lÉgalité des Femmes et des Hommes, et donc de facto un parti pris de lEtat belge. Il est difficile pour les TDS de ne pas se sentir exclus et réduits au silence dans pareil contexte. Le sentiment dexclusion se renforce quand on sait que ces dernières années, nos rapports avec les organisations abolitionnistes ont été dune grande violence verbale. Des propos humiliants ont également été tenus envers certain-e-s de nos collègues TDS. Colloque du 1er octobre : TDS non admisLa suite nest pas plus réjouissante que le début de cette histoire. Pour les TDS en Belgique, autant oublier tout de suite les contes de fées. Notre histoire ne se termine pas par un et ils vécurent heureux.. Pas nous, tout du moins.La Belgique prépare actuellement son Plan dAction National 2020-2024. Créé en décembre 2015, UTSOPI nexistait pas encore lors de la rédaction du dernier plan dAction 2015-2019, et naurait donc pas pu être convié pour sa préparation. Pour le Plan dAction National 2020-2024, lIEFH nous a contactés par courrier pour nous demander nos remarques et recommandations, que nous avons bien évidemment transmises, bien que nous avons peu despoir de voir la décriminalisation du travail sexuel-notre priorité-arriver demain en premier point de lagenda. Espoir dautant plus faible que nous navons à ce jour, été conviés à aucune des discussions sur ce Plan dAction National, qui pourtant rythmera la lutte contre les violences faites aux femmes ces quatre prochaines années.Notre espoir est dautant plus faible quUTSOPI sest vu refuser le droit de participer à une journée de concertation débat organisée ce mardi 1er octobre 2019, à Jambes, sur la question du futur Plan dAction National. Seules justifications des organisateurs de cette journée la Wallonie, la COCOF et la Fédération Wallonie-Bruxelles : Vous ne figurez pas sur la liste et la prostitution nest pas le sujet de cette journée. Curieux, quand on apprend quun des ateliers de la journée est intitulé : Violences sexuelles en ce compris la prostitution. Tout un programme! Dun côté nous sommes sollicités, de lautre, nous sommes répudiés, sans aucune explication cohérente.Nous ne pouvons quêtre outrés de voir trois institutions francophones nier la place et la légitimité des TDS dans pareils débats. Lors dun contact téléphonique pris par UTSOPI avec les organisatrices de la journée du 1er octobre, il nous a été dit : oui, pour nous, la prostitution est une violence faite aux femmes, dailleurs la Belgique a signé la Convention dIstanbul. Pour rappel, dans cette fameuse Convention, il ny a pas un mot au sujet de la prostitution. Pas sans nous! Nous ne pouvons quêtre choqués par cette entorse au processus démocratique. Nous nous insurgeons contre de telles pratiques qui ostracisent les TDS. Cest pourquoi nous demandons à être reçus officiellement par les instances compétentes afin dêtre intégrés de manière structurelle à ces plans dactions contre les violences faites aux femmes, qui nous concernent au premier chef. Hommage de Sonia Verstappen, prostituée, Belgique à Grisélidis. 30 pp Dact. Et num. Dans 1 chemise à anneaux ; 1 entretien dact. De 6 pp Dact. Et num. Reconnaissance des droits fondamentaux des travailleuses et _________________________________________________________________________________________ Dommage que mon post dhier sur cet article ait été effacé! La comédienne Clotilde Ramondou a mis en scène ce texte et linterprète. Entourée dun chœur de douze hommes les clients, qui lapprochent, se tiennent à distance, mènent chacun une drôle de danse, et chantent aussi des Lieder de Schubert, elle réussit le tour de force de rendre palpable et fascinant un collectif humain resserré dans des lignes basées sur la répétition. Variations de la notice technique, énumération clinique, poésie de la liste, scansion du détail Autant de vertus littéraires, et une autre, sans doute moins littéraire, une vision de la sexualité résumée à ce quelle peut parfois être : des actes, un contrat et des gens, splendeurs et misères réunies. La pièce se joue jusquà demain soir, samedi 16 avril, on vous la recommande chaudement. Un manifeste des 343 salauds? Se laisser emmener par les rencontres, laisser le temps à la parole et à lécriture de se déployer, telle est la façon dont Pascale Jamoulle pratique son métier danthropologue et dethnographe de la santé mentale. Depuis quinze ans, les bricolages et linventivité de ceux qui vivent aux marges, ces sphères où lintime se fragilise et se transforme, nourrissent sa recherche. Après avoir travaillé sur la toxicomanie de rue, puis dans des cités de logements sociaux, avec des familles, Fragment dintime, son quatrième livre, se construit en quatre terrains détude. La prostitution est lun deux.
Esprit ouvert, Maison close Le Monde de Petite Poucette Pop philosophie, Laurent de Sutter, Sonia Versatppen, Prostitution, Métaphysique Philosophie magazine En-tête du document : copie du texte destiné à F magazine concernant larticle Qui exploite les prostituées?
Qui peut croire que ces femmes oseront dénoncer leur proxénète? Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom dutilisateur. UTSOPI, un collectif pour défendre les droits des travailleurses du sexe Pop philosophie, Laurent de Sutter, Sonia Versatppen, Prostitution, Métaphysique Hommage de Sonia Verstappen, prostituée, Belgique à Grisélidis. Femmes de droits Droits des femmes Les Sphinx du macadam, adaptation de Courvoisier, Françoise Articles concernant lAbbé Pierre et les actions menées avec Réal, Grisélidis Le débat portait également sur la situation actuelle rue de Marnix, où devait se tenir lEros Center. Une impasse où le cortège de voitures continue devant les vitrines fluos des maisons ouvrières assez vétustes où travaillent ces dames ou peut-être ces hommes. Pourquoi les propriétaires privés, pour certains des proxénètes hôteliers avérés, peuvent continuer à exercer en toute impunité sur place, alors quil y avait possibilité dun cadre réglementé et réglementaire, où les prostituées seraient indépendantes? Le cadre réglementé et réglementaire, on le connaît en Allemagne par exemple, on le connaît aux Pays-Bas par exemple, explique Viviane Teitelbaum. Malheureusement, seuls 4 des femmes en Allemagne ont demandé ce statut dindépendante. Par contre, la violence est exponentielle : aujourdhui, cest devenu un pays où les femmes sont vraiment traitées comme des esclaves, comme du bétail. Elles tournent 2424, 7 jours7 dans différents bordels, donc ce nest pas un modèle quon a envie de mettre en place. Pour la militante, lEros Center, financé par de largent public, ne peut pas servir à entretenir un système.