Curiosité et impatience l. 4 à Sentiments de Madame de Clèves. Il y a de plus une alternance entre les deux personnages : Mme de Rênal La princesse vit à la cour. Le poids de la morale y favorise le mensonge. Sans avoir un dessein formé de le lui cacher, la princesse de Clèves dissimule à sa mère son intérêt pour Nemours. Mme de La Fayette a déjà brossé les portraits de nos deux protagonistes dans les premières pages. Chabannes-Tu peux partir, Nicolas, je nai plus de quoi Si la forme de la nouvelle est connue et pratiquée en France notamment depuis lHeptaméron de Marguerite de Navarre, les nouvelles italiennes ou espagnoles dont les Nouvelles Exemplaires de Cervantès, La Princesse de Montpensier apparaît à lépoque à la fois comme révolutionnaire et comme fondatrice de lart classique de la nouvelle en mêlant histoire et galanterie. Cest-à-dire dune famille bourgeoise récemment anoblie par pour danser que pour voir et être vu. Le bal est prétexte à une véritable parade : Mme de Clèves passa
La narratrice donne, dès le début du roman, toutes les informations nécessaires à la compréhension de la suite, conformément aux normes dun incipit traditionnel et aux règles classiques. Après avoir présenté le cadre historique de laction : la Cour de Valois à la fin du règne dHenri II, elle évoque lapparition de Mademoiselle de Chartres, la future Princesse de Clèves, héroïne éponyme du roman. Elle fait le portrait de Mademoiselle de Chartres, soulignant sa beauté, mais aussi son rang social et insiste particulièrement sur son éducation, une éducation donnée par sa mère qui la constamment mise en garde contre les dangers de la passion. Du théâtre, Marivaux met en scène une rencontre amoureuse en Marie-Je naurais pas honte de parler dune personne Mais le silence lui-même devient révélateur, impuissant car lamour transparaît par bien dautres signes : Quelque application quelle eût à éviter ses regards, il lui échappait de certaines choses qui partaient dun premier mouvement, qui faisaient juger à ce prince quil ne lui était pas indifférent. Ainsi, se taire alors même quelle a vu le duc dérober son portrait, est, en soi, un aveu, que souligne celui-ci.
Du point de vue du libertinage de mœurs, il faut commencer par noter les fréquentes allusions aux multiples conquêtes tant de monsieur de Nemours que du vidame de Chartres. Jouissance physique, donc, sexuelle même L.17 : il était aussi difficile de voir Mme de Clèves pour la première fois sans avoir un grand étonnement Comme nous lavions annoncé, voici un premier exemple de commentaire composé consacré à la scène de bal de La princesse de Clèves. Ce nest point ici le lieu dinsister sur les détails; i mais il y a là un trait original et nouveau de physionomie pris sur le vif qui nétaitpas à négliger; il y a là, ouverte et mise à jour, une de ces veines subtiles et furtives, de ces tranchées, de ces galeries souterraines dont la vie de Mme de La Fayette, faite pour les affaires au moins autant que pour les lettres, est semée. Il y a là enfin une Mmt de La Fayette intrigante, rouée, tenace, avide car elle admettait, acceptait et réclamait fort bien au besoin la récompense, sinon le prix de ses services, très différente de lindolente amie de Mme de Sévigné, de la plnitente anéantie de Du Guet. En faisant la part de la médisance, de la jalousie, de la rancune, celte figure nouvelle confirmepar quelques points le portrait peu flatté, mais dont la ressemblance lclate par places, quen ont tracé Lassay et Gourville, portrait trop négligé ou trop dédaigné jusquici par les critiques, même par Candide, qui avait été élevé à ne jamais juger de rien par lui-même, était fort étonné de ce quil entendait.
La rencontre entre les deux adolescents est racontée .